La roulette européenne fixe l'avantage de la maison à 2,70 % sur toutes les mises, grâce à sa case zéro unique. Deux règles additionnelles, propres à la roulette française, réduisent cet avantage de moitié sur les mises à chances simples (rouge/noir, pair/impair, manque/passe) quand la bille s'arrête sur zéro — mais elles ne fonctionnent pas de la même façon, et confondre les deux fait manquer une partie de ce qu'il faut vérifier avant de miser.
La partage rend immédiatement la moitié de la mise au joueur dès que le zéro sort : la décision est prise sur-le-champ, sans attendre un autre tour. En prison procède autrement : la mise entière reste sur la table, « emprisonnée », en attente du lancer suivant. Si ce tour confirme la chance simple choisie, la mise complète est rendue en totalité ; sinon, elle est perdue en totalité. Une mise qui reste emprisonnée deux zéros de suite se joue donc pour le tout ou rien, alors que la partage règle le sort de la mise dès le premier zéro, sans report. Sur la durée, les deux mécanismes convergent pourtant vers le même résultat chiffré.
| Variante | Cases | Règle sur les chances simples | Avantage de la maison |
|---|---|---|---|
| Européenne | 37 | Aucune | 2,70 % |
| Française avec la partage | 37 | Moitié rendue | 1,35 % |
| Française en prison | 37 | Mise gelée | 1,35 % |
| Américaine | 38 | Aucune | 5,26 % |
Source : calculé à partir du nombre de cases et des règles publiées de chaque variante.
Le chiffre à retenir : sur les chances simples, la partage et en prison ramènent toutes deux l'avantage de la maison à 1,35 %, soit exactement la moitié du taux européen standard et le quart du taux américain. Au Canada, seul le marché réglementé de l'Ontario encadre spécifiquement la mise en ligne de ces tables : l'organisme provincial iGaming Ontario autorise les jeux et vérifie que les règles publiées correspondent à ce qui tourne réellement sur la table, un contrôle qui n'existe pas de la même façon ailleurs au pays.